Le 31 juillet 2007, alors que les Français usent de leurs congés bien mérités, nos nouveaux élus planchent, de bonne grâce et légitimés par la voix des urnes, sur la mise en place, en 2008, d'une franchise médicale portés à 50 euros par an et par assuré.
D'autre part est instaurée la mise en place d'une franchise de 0.50 euro par boîte de médicament.
Jouant de la corde sensible, notre Président invoque la nécessaire solidarité nationale envers , entre autres les malades du Cancer ou de la maladie d'Alzheimer.
Même s'il ne s'agit là que de quelques euros par mois, la mesure porte atteinte au droit à la santé pour tous car elle pénalise des familles aux revenus modestes, parents salariés ou non, qui seront frappés par cette celle-ci qui s'ajoute à une pléiade de propositions visant à diminuer le pouvoir d'achat .
De même , le premier ministre, accomplit , en tant que premier violon, la tâche qui lui est confié d'amortir le choc en annonçant lui même, en oiseau de mauvaise augure, la suppression de 22000 postes dans la fonction publique, par le non-remplacement de départs en retraite.
Oh bien sur, il s'empresse de préciser que l'éducation et la justice
devraient être épargnés.
Mais nous assistons une fois de plus à une formidable opération de communication puisque aucun média ne relaie le chiffre de 17000 postes supprimés dans l'éducation nationale (confirmé par le ministre Eric Woerth ).
Mieux, "seulement" 22000 postes supprimés sur 40000 prévus ( personne ne sait d'où provient ce chiffre ).
Les économies réalisées ( 700 à 800 millions d'euros par an ) ne couvriront pas encore le cadeau fiscal de un milliard d'euros accordés à "ceux qui créent de la richesse.
Qui devra encore financer les cadeaux consentis aux plus favorisés ?
L'assemblée avait soif de réformes , elle est servie !
Quant à l'opposition, pendant ce temps,elle prépare la rentrée et semble laisser les coudées franches au gouvernement pour mettre un point final aux réformes d'été.
Jusqu'où va le dédain de celui-ci qui annonce les mesures de restriction le 31 juillet et le lendemain, à grand renfort de médiatisation, nous informe des destinations de vacances de nos dirigeants comme s'il s'agissait d'un sujet plus important que notre avenir ?
En bref, la rentée s'annonce plus chaude que l'été.
Suppressions de classes et de postes auront bien entendu des répercussions locales.
Et pourtant, des solutions existent quant au déficit de recettes, et l'une d'entre elles consiste à taxer les fabuleux produits financers.
Au lieu de celà, ce gouvernement continue de s'en prendre aux usagers de la santé et de l'éducation en créant de nouvelles formes d'inégalité.
Gageons que la suppression de la carte scolaire annoncée, nous en sommes convaincus, en creusera d'autres !
Alors , quel sera la température de la rentrée ?